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Le projet Olive Ridley

Une jeune tortue olivâtre prise dans un filet en tentant de rejoindre l'océanCet article s’inspire d’une interview de Martin Stelfox, du projet de conservation Olive Ridley (ORP), par Richard Aspinall pour The Guardian.

La tortue olivâtre est l’une des tortues les plus petites au monde et, en théorie, la plus abondante mais c’est également la plus difficile à observer. Cela la rend également difficile à protéger car, comme les autres tortues, elle est menacée de disparition. Un projet de conservation a été mis en place afin de faire face à ce problème : Olive Ridley.

En plongée, rencontrer une tortue Olivâtre est rare car elle a, semble t-il, un tempérament océanique : c’est-à-dire qu’elle passe beaucoup de temps dans les eaux profondes à la recherche de crabes ou de homards dont elle se nourrit. A l’inverse, les autres tortues sont généralement plus faciles à voir car elles préfèrent fréquenter des eaux peu profondes dont les récifs coralliens ou les herbiers marins.

Les faits constatés

Nager en profondeur ne protège pas pour autant les tortues olivâtres victimes des filets fantômes, de la pollution plastique, des prises dites "accessoires" ou du braconnage. Il n’est pas possible pour l’instant d’identifier avec certitude les raisons réelles de leur rareté mais M. Stelfox a expliqué qu’aux Maldives, la majorité des tortues étranglées dans des filets fantômes à la dérive sont des olivâtres alors que des tortues vertes ou imbriquées sont plus menacées dans les eaux peu profondes via le braconnage ou par les activités de pêche.

Actuellement, les études ne sont pas terminées dans l’Océan Indien et il est donc impossible de déterminer avec exactitude l’impact réel de la pollution plastique et des filets fantômes. De même, il est fort probable que l’impact varie fortement selon les zones d’activité humaines. Or, tous les pêcheurs ne déclarent pas leurs prises accessoires.

Stelfox a aussi évoqué le problème des nidification troublées par l'urbanisation des zones côtières en citant par exemple le cas de la côte Est de l'Inde, malgré l'existence d'un article de loi de conservation spécifique.

Quelle solution pour la tortue olivâtre ?

Evidemment, l'idéal serait de ne plus manger de poisson mais à défaut il serait plus judicieux d’avoir une réelle transparence lorsque le consommateur souhaite acheter du poisson afin de ne pas cautionner des pratiques illégales ou dangereuses pour les tortues. En résumé, il faudrait que les consommateurs se transforment en consomm’acteurs.

Crédit photographique: Une jeune tortue olivâtre prise dans un filet en tentant de rejoindre l'océan - Asit Kumar/AFP/Getty Images

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